jeudi 23 novembre 2017

Les deux statues de Notre Dame des Vignes de Neuville sur Seine

 Colonne de Notre Dame des vignes érigée en 1864 à Neuville sur Seine, œuvre des deux frères Charton, élèves du sculpteur François-Joseph Valtat., l'aîné Louis Charton di Charton-Joanot a réalisé la statue monumentale, son frère cadet Athanase Chartin dit Charton-Froissard a réalisé les sculptures sur la colonnne. La statue a été détruite par la foudre en 1977. Elle a été remplacée par une œuvre sculptée en 1980 par Nadège Mermet.


  Une copie en plâtre de la nouvelle statue de Nadège Mermet est  visible à St André les Vergers devant son atelier.







dimanche 19 novembre 2017

L'Envol de la République, statue de Nadège Mermet, rond-point François Roux à Troyes

  L’Envol de la République
accueille  le visiteur attentif qui entre à Troyes par l’avenue du Major-Général-Georges-Vanier. 

Sur une plate-bande bordant le giratoire à l'intersection de cette avenue et le boulevard Danton, rebaptisé "rond-point François Roux" on peut apercevoir furtivement cette œuvre de
 Nadège Mermet.

La statue de 3,5 mètres avait été commandée par le Conseil général de l'Aube en 1989 pour
commémorer le bicentenaire de la déclaration des Droits de l’homme et du citoyen.




L’image contient peut-être : personnes debout, nuage, ciel et plein air



  Une copie en plâtre  d'une  œuvre monumentale de Nadège Mermet réalisée pour le village de Neuville sur Seine peut être vue à Saint André les Vergers devant l'atelier de l'artiste.
 Cette statue colossale,  Notre Dame des Vignes,  haute de cinq mètres a été inaugurée le 21 juin 1980, réalisée par Nadège Mermet en remplacement d'une précédente statue de 1864 du sculpteur Louis Charton-Joanot 1823-1900 (élève  de François-Joseph Valtat), foudroyée le 18 juin 1977.


 L'Almanach 1977 de Libération-Champagne avait consacré plusieurs pages à cette artiste qui avait animé un atelier de sculpture ouvert aux habitants de notre région.
Plusieurs photos illustraient cet article.

Nadège Mermet sculptant un buste du chanoine Kir commandé par un habitant de Dijon.




mercredi 15 novembre 2017

Une statue de Léon Messiaen dans le jardin du Préau à Troyes en 2018

L'énergie fauchée

En 2018 sera inaugurée place du Préau à Troyes, une reproduction de cette statue, réalisée en 1915 par le sculpteur Léon Messiaen, frère du père du compositeur Olivier Messiaen.


Date et Lieu : le 11 novembre 2018, rue Roger Salengro,Place du Préau, Troyes


Descriptif : Né en 1884 dans le Nord, le jeune Messiaen, oncle du compositeur Olivier Messiaen arrive à l’âge de 16 ans dans l’Aube. Entré à l’école des beaux-arts de Paris à18 ans, il y remporte le 1er prix de sculpture. Mobilisé, il fit campagne en Lorraine, dans le Pas-de-Calais puis à Verdun.
 Il est blessé trois fois durant les combats. Il se porte ensuite volontaire pour l’armée d’Orient,où il trouve la mort par l’explosion d’un obus en Serbie, le 17 septembre 1918,à l’âge de 33 ans.
L’Énergie fauchée (ou Dernier Spasme) semble avoir été créée en 1915, pour un hypothétique monument commémoratif du centenaire des batailles napoléoniennes. À la suite de la mort de l’artiste au Champ d’honneur, la statue a été réemployée pour l’ornement du tombeau familial au cimetière de La Chaise. Cette œuvre représente un jeune homme ramassé sur lui-même, paraissant chercher en lui une ultime ressource.
La Ville de Troyes prévoit de faire une copie de cette statue, d’après le plâtre original,conservé au musée municipal des beaux-arts et d’archéologie de Troyes,« musée de France ». Cette statue marquera la fin du programme de commémoration du centenaire de la guerre 14-18 par la Ville de Troyes et permettra de rappeler ce souvenir aux jeunes générations, au travers d’une œuvre emblématique de cette période, et du sacrifice de toute une génération.

Une cérémonie officielle aura lieu pour l’inauguration de cette statue à l’occasion du 11novembre 2018.







mercredi 1 novembre 2017

Le cénotaphe de Newton par Dominique Pagnier






Cliquer sur le lien ci-dessous pour accéder à l' entretien accordé par l'écrivain Dominique Pagnier

Interview à la radio suisse RTS

Dominique Pagnier: "Le Cénotaphe de Newton"

Quʹest-ce qui peut relier un architecte français du XVIIIe siècle, la sûreté dʹÉtat de la République Démocratique Allemande, les charmes de Samarcande, Rimbaud, les musiques de Nena, Schubert et Tchaïkovski, la guerre civile espagnole, les contes de Grimm et le destin dʹune famille champenoise "ordinaire"?
Le talent du romancier et poète Dominique Pagnier, qui signe avec "Le Cénotaphe de Newton" un extraordinaire voyage derrière le rideau de fer, à la fois roman dʹespionnage, hymne à la grisaille socialiste, et scénario de théâtre où lʹauteur promène ses personnages de papier - et le lecteur - entre histoire, sentiments amoureux, tragédie et comédie.

Par David Meichty
Lectures : Juliana Samarine
A lire: Dominique Pagnier: "Le Cénotaphe de Newton", Editions Gallimard

lundi 30 octobre 2017

Alfred Boucher et Aix les Bains


Alfred Boucher en 1922  pendant les travaux  du monument aux morts en ciment armé d'Aix les Bains, ville où il s'installa  en 1884.



  Alfred Boucher, sculpteur, né le 23 septembre 1850 à Bouy-sur-Orvin et mort à Aix-les-Bains le 18 août 1934.  Il fut enterré à Nogent sur Seine auprès de son épouse.

Se reporter à sa biographie par Claudie Pornin publiée  dans le "Dictionnaire des célébrités auboises"
Editions de la Maison du Boulanger  Troyes 2016.

jeudi 5 octobre 2017

Le passeport pour Alger de la couturière troyenne Joséphine Mailly en 1832


  En 1832, la demoiselle Marie Joséphine Mailly, née à Troyes le 12 octobre 1804 sollicite un passeport pour se rendre à Alger où elle souhaite exercer son métier de couturière. Sa demande est appuyée parle maire de Troyes M. Payn qui écrit une lettre très élogieuse  au préfet.

Joséphine Mailly, fille d'un  marchand fabricant de drap, René Philibert Mailly et de Marie Anne Autrant,  est une couturière réputée sur la place de Troyes. Agée de 27 ans, elle dispose d'un capital accumulé au cours de son activité professionnelle qui lui permet de financer son voyage et son installation à Alger. Elle mesure 4 pieds 10 pouces,, ses cheveux et sourcils sont châtains, comme ses yeux. Ses nez et bouche sont moyens, son visages et son menton sont ronds et son teint est pâle.

Le passeport lui est accordé et l'on apprend par l'état-civil d'Alger qu'elle épouse le 9 novembre 1835 un employé à la comptabilité de l'intendance civile d'Alger  Jean Joseph Garreau  qui déclare sur l'honneur que c'est par erreur que son acte de naissance enregistré  le 20 ventose an XII à Marennes en Charente Inférieure  ne mentionne pas son nom réel Garreau de Loubresse. Il y est designé comme fils de l'avoué Armand Garreau et de dame Elisabeth Lozeau, petit-fils d'un ingénieur Jean Baptiste Garreau. Le couple Garreau Mailly a plusieurs enfants. Deux garçons  décédent peu de temps après leur naissance en 1836 et 1838. Une fille Marie Amélie Eglé en 1839 deux garçons Alexandre Paul Armand en 1840, Louis Armand en 1842.

Marie Joséphine Mailly  décède  à Alger en 1858.  Son mari devenu huissier contracte un second mariage en 1861 avec une espagnole Magadalena Gonalon, originaire de l'ile Minorque et il décède en 1877.
Leur fils Alexandre Paul Armand fonde une famille en Algérie après son mariage en 1878 à Alger avec Marie Françoise Delahays. Louis Armand, médecin, épouse en 1866 Marie Alexis, fille de l'architece  François-Joseph Granger...
Plusieurs descendants de Marie Joséphine Mailly feront carrière en Algérie sous le nom Garreau de Loubresse. L'un d'entre eux sera décoré de la Légion d'Honneur.


Les deux documents reproduits ci-dessus proviennent des Archives départementales de l'Aube.