mardi 16 janvier 2018

Le Dr Fourcade, victime de la peste en février 1835



  Le Dr Fourcade, chirurgien militaire à Troyes demanda un congé  sans solde en juin 1834 pour se rendre en Egypte rejoindre plusieurs de ses amis saint-simoniens partis pour construire des barrages ou enseigner la médecine.
Arsène F Bulard décrit la fin tragique de ce jeune médecin atteint par l'épidémie de peste dans son livre "De la peste orientale" publié en 1839.
La Société académique de l'Aube qui avait  reçu le Dr Fourcade comme membre correspondant le 20 juin 1834 salua sa disparition dans ses Mémoires publiés en 1835.
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dimanche 24 décembre 2017

La convalescence du mécanicien Bigey soigné par le chirurgien Fourcade à Troyes

  Claude-Joseph Bigey, mécanicien-serrurier, dans son atelier pendant sa convalescence en 1834




M. Bigey, serrurier-mécanicien à Troyes, âgé de trente-cinq ans conduisait une pompe à incendie sur un chariot dont le poids total peut être évalué à 1500 livres. Il fut renversé de son siège par l’emportement du cheval; étendu sur le sol, une roue lui passa sur la jambe gauche.
Appelés une heure après l’accident dans la nuit du 21 décembre 1833, les docteurs Fourcade et Patin, constatèrent une fracture du tibia à deux pouces au-dessus de la malléole et lui portèrent les premiers soins avec la réduction de la fracture.
Le lendemain matin, le Dr Fourcade poursuivit les soins et appliqua l’appareil des fractures de jambe décrit dans la clinique du professeur Larrey.
Au bout d’un mois de séjour alité,  l’accidenté « homme actif d’esprit et de corps, » ne supporta plus l’obligation de rester au lit. Le Dr Fourcade songea à utiliser la suspension de Sauter et donna la préférence à l’appareil simplifié de M. Mathias Mayor de Lausanne, qui consiste en une planchette proportionnée au membre fracturée, percée de quatre trous, un à chaque angle, dans lesquels passe une corde formant deux anses parallèles saisies au milieu par un crochet. Le patient étant un mécanicien réputé, en moins d’un jour il mit au point cet appareillage en détournant un support se trouvant dans son atelier pour un autre usage.
Le Dr Fourcade communiqua un croquis représentant son patient dans son atelier, publié dans une revue médicale relatant cette opération et la convalescence .
C’est la jambe portée sur ce petit hamac garni d’un coussin de balles d’avoine que notre blessé a attendu patiemment la consolidation de sa fracture, se levant tous les jours, dirigeant son atelier.
Le 16 février 1834, cinquante-sixième jour après l’accident, l’appareil fut levé en présence de plusieurs médecins qui constatèrent la grande solidité et la régularité du cal, résultat de la compression exacte, constante et circulaire, un des avantages de l’appareil inamovible.
Quelques mois plus tard, le Dr Fourcade, saint-simonien, quitta Troyes pour se rendre auprès du Dr Clot-Bey en Egypte, où il décéda le 18 janvier 1835, malade de la peste contractée  quelques jours auparavant au cours des soins dispensés à une malade.

jeudi 23 novembre 2017

Les deux statues de Notre Dame des Vignes de Neuville sur Seine

 Colonne de Notre Dame des vignes érigée en 1864 à Neuville sur Seine, œuvre des deux frères Charton, élèves du sculpteur François-Joseph Valtat., l'aîné Louis Charton di Charton-Joanot a réalisé la statue monumentale, son frère cadet Athanase Chartin dit Charton-Froissard a réalisé les sculptures sur la colonnne. La statue a été détruite par la foudre en 1977. Elle a été remplacée par une œuvre sculptée en 1980 par Nadège Mermet.


  Une copie en plâtre de la nouvelle statue de Nadège Mermet est  visible à St André les Vergers devant son atelier.







dimanche 19 novembre 2017

L'Envol de la République, statue de Nadège Mermet, rond-point François Roux à Troyes

  L’Envol de la République
accueille  le visiteur attentif qui entre à Troyes par l’avenue du Major-Général-Georges-Vanier. 

Sur une plate-bande bordant le giratoire à l'intersection de cette avenue et le boulevard Danton, rebaptisé "rond-point François Roux" on peut apercevoir furtivement cette œuvre de
 Nadège Mermet.

La statue de 3,5 mètres avait été commandée par le Conseil général de l'Aube en 1989 pour
commémorer le bicentenaire de la déclaration des Droits de l’homme et du citoyen.




L’image contient peut-être : personnes debout, nuage, ciel et plein air



  Une copie en plâtre  d'une  œuvre monumentale de Nadège Mermet réalisée pour le village de Neuville sur Seine peut être vue à Saint André les Vergers devant l'atelier de l'artiste.
 Cette statue colossale,  Notre Dame des Vignes,  haute de cinq mètres a été inaugurée le 21 juin 1980, réalisée par Nadège Mermet en remplacement d'une précédente statue de 1864 du sculpteur Louis Charton-Joanot 1823-1900 (élève  de François-Joseph Valtat), foudroyée le 18 juin 1977.


 L'Almanach 1977 de Libération-Champagne avait consacré plusieurs pages à cette artiste qui avait animé un atelier de sculpture ouvert aux habitants de notre région.
Plusieurs photos illustraient cet article.

Nadège Mermet sculptant un buste du chanoine Kir commandé par un habitant de Dijon.




mercredi 15 novembre 2017

Une statue de Léon Messiaen dans le jardin du Préau à Troyes en 2018

L'énergie fauchée

En 2018 sera inaugurée place du Préau à Troyes, une reproduction de cette statue, réalisée en 1915 par le sculpteur Léon Messiaen, frère du père du compositeur Olivier Messiaen.


Date et Lieu : le 11 novembre 2018, rue Roger Salengro,Place du Préau, Troyes


Descriptif : Né en 1884 dans le Nord, le jeune Messiaen, oncle du compositeur Olivier Messiaen arrive à l’âge de 16 ans dans l’Aube. Entré à l’école des beaux-arts de Paris à18 ans, il y remporte le 1er prix de sculpture. Mobilisé, il fit campagne en Lorraine, dans le Pas-de-Calais puis à Verdun.
 Il est blessé trois fois durant les combats. Il se porte ensuite volontaire pour l’armée d’Orient,où il trouve la mort par l’explosion d’un obus en Serbie, le 17 septembre 1918,à l’âge de 33 ans.
L’Énergie fauchée (ou Dernier Spasme) semble avoir été créée en 1915, pour un hypothétique monument commémoratif du centenaire des batailles napoléoniennes. À la suite de la mort de l’artiste au Champ d’honneur, la statue a été réemployée pour l’ornement du tombeau familial au cimetière de La Chaise. Cette œuvre représente un jeune homme ramassé sur lui-même, paraissant chercher en lui une ultime ressource.
La Ville de Troyes prévoit de faire une copie de cette statue, d’après le plâtre original,conservé au musée municipal des beaux-arts et d’archéologie de Troyes,« musée de France ». Cette statue marquera la fin du programme de commémoration du centenaire de la guerre 14-18 par la Ville de Troyes et permettra de rappeler ce souvenir aux jeunes générations, au travers d’une œuvre emblématique de cette période, et du sacrifice de toute une génération.

Une cérémonie officielle aura lieu pour l’inauguration de cette statue à l’occasion du 11novembre 2018.







mercredi 1 novembre 2017

Le cénotaphe de Newton par Dominique Pagnier






Cliquer sur le lien ci-dessous pour accéder à l' entretien accordé par l'écrivain Dominique Pagnier

Interview à la radio suisse RTS

Dominique Pagnier: "Le Cénotaphe de Newton"

Quʹest-ce qui peut relier un architecte français du XVIIIe siècle, la sûreté dʹÉtat de la République Démocratique Allemande, les charmes de Samarcande, Rimbaud, les musiques de Nena, Schubert et Tchaïkovski, la guerre civile espagnole, les contes de Grimm et le destin dʹune famille champenoise "ordinaire"?
Le talent du romancier et poète Dominique Pagnier, qui signe avec "Le Cénotaphe de Newton" un extraordinaire voyage derrière le rideau de fer, à la fois roman dʹespionnage, hymne à la grisaille socialiste, et scénario de théâtre où lʹauteur promène ses personnages de papier - et le lecteur - entre histoire, sentiments amoureux, tragédie et comédie.

Par David Meichty
Lectures : Juliana Samarine
A lire: Dominique Pagnier: "Le Cénotaphe de Newton", Editions Gallimard

lundi 30 octobre 2017

Alfred Boucher et Aix les Bains


Alfred Boucher en 1922  pendant les travaux  du monument aux morts en ciment armé d'Aix les Bains, ville où il s'installa  en 1884.



  Alfred Boucher, sculpteur, né le 23 septembre 1850 à Bouy-sur-Orvin et mort à Aix-les-Bains le 18 août 1934.  Il fut enterré à Nogent sur Seine auprès de son épouse.

Se reporter à sa biographie par Claudie Pornin publiée  dans le "Dictionnaire des célébrités auboises"
Editions de la Maison du Boulanger  Troyes 2016.