dimanche 16 novembre 2014

Vallée Suisse en automne

 Vallée Suisse  - Troyes

jeudi 13 novembre 2014

Albert GOUDY 1867-1924, philantrope troyen

  Albert Aristide GOUDY, né  le 24 novembre 1867 à Rosières (10), fils  de Jean Joseph GOUDY et Marie Marguerite Arthémise CUISIN.
Philantrope troyen, conseiller municipal.
Président de la Prévoyance mutuelle de l'Aube, de la France prévoyante, de la Société de gymnastique La Patriote, comptable de la Société de secours mutuel des bonnetiers de la ville de Troyes...

Médaillon réalisé par Désiré BRIDEN, sépulture cimetière de Troyes.

samedi 8 novembre 2014

Oeuvre de Barbara SOIA pour Claudie PIERLOT







Claudie Pierlot est née en 1947 à Troyes, haut lieu de la bonneterie. Après des études de stylisme et de modélisme, elle travaille dans des usines de maille du sud de la France, puis devient assistante quatre ans chez Dorothée Bis. Elle intègre le bureau de style du Printemps puis l'agence Mafia, avant de travailler pour la marque René Derhy à partir de 1974. Après dix ans en tant que styliste pour Derhy, elle décide de créer sa propre marque et reçoit le soutien d'Yvette et René Derhy, avec qui elle sera associée jusqu'à la cession de sa marque en 2009 au groupe SMCP. Elle débutera ses premières collections dans les locaux de Derhy, 6 rue du Faubourg Poissonnière pour aller s'installer dans le milieu des années 1990, rue du Sentier dans un plus grand local, accompagnée par Daniel Pax son époux.
Elle décède d'une longue maladie le 25 février 2009 à Paris et est inhumée à Troyes.
En 2011, l'artiste Barbara Soïa a réalisé cette œuvre en bronze.

BARBARA SOÏA

Née en 1955, vit et travaille en Limousin.

EXPOSITIONS PERSONNELLES

2013
Abbaye de Brantôme Salle du Réfectoire (24)
Du 27 Juillet au 17 Août
2012
Abbaye de Brantôme (24)
Conseil Général « La Culture au Grand Jour  » Limoges (87)
Château de Mareuil (24)
2011
La Halle aux grains, Saint-Junien (87)
2009
Hôtel de Ville, Rochechouart (87), Festival « Labyrinthe de la voix »
2008
OFIVALMO , Paris 17e
2007
Galerie Terre des Arts, Paris 15e
Espace Desoubsdanes, St Laurent/Gorre (87)

Emile Clévy 1867-1940 , socialiste, militant ouvrier, maire de Troyes 1919-1929



Modeste sépulture d'un ancien maire de Troyes de 1919 à 1929,
Emile CLEVY  1867-1940




A son ami regretté
Emile Clévy
le Parti Socialiste
reconnaissant


CLÉVY Émile, Charles
Né à Ruvigny (Aube), le 19 septembre 1867 ; mort à Troyes (Aube), le 14 avril 1940 ; ouvrier bonnetier ; militant et maire socialiste.
Venu jeune à Troyes travailler dans la bonneterie, Émile Clévy se donna tout de suite à l’action ouvrière. Adhérent du syndicat de sa profession, il y joua un rôle si actif qu’il le représenta parfois aux congrès de la Fédération nationale du Textile. Il fut aussi délégué à deux reprises à des congrès nationaux corporatifs, au XVe — 9e de la CGT — Amiens, octobre 1906, et au XVIe, Marseille, octobre 1908.



En 1912 et en 1913, Clévy participa à de nombreux rassemblements contre le danger de guerre. Le 18 novembre 1912, à la Bourse du Travail de Troyes, il fit un tableau des horreurs inévitables des champs de bataille et engagea les ouvriers à s’opposer à tout conflit. La veille, à Bar-sur-Aube, il menaça la bourgeoisie, rendue responsable de la guerre éventuelle, du soulèvement du peuple en armes. Il reprit cette idée à Troyes le 17 décembre. Le 18 mars 1913, à Troyes, il fit le procès de la loi de trois ans, assurant que le crédit de 500 millions de francs affecté à la guerre « sert à protéger la bourgeoisie contre le prolétariat plutôt qu’il n’assure la défense nationale ».

Socialiste, syndicaliste, Clévy fut aussi un militant de la coopération. Jusqu’en 1919, il fut directeur de « La Laborieuse » et ensuite il appartint au conseil d’administration des coopérateurs de Champagne adhérant à la FNCC.

Clévy fut à maintes reprises le candidat de la Fédération socialiste de l’Aube au cours de campagnes électorales menées longtemps sans espoir de succès. S’il fut conseiller municipal de Sainte-Savine de 1896 à 1900, conseiller municipal de Troyes de 1912 à 1931, et maire de la ville de 1919 à 1929, il échoua toujours aux élections cantonales et législatives de Bar-sur-Aube en 1910.

En 1919, Émile Clévy était responsable à la propagande du Parti socialiste SFIO de l’Aube. Il se prononça dès avril 1919 pour l’adhésion à la IIIe Internationale.
En 1920, il présida le comité d’action pour un quotidien ouvrier, fut membre du premier conseil d’administration de l’imprimerie « L’Émancipatrice » et établit les statuts du quotidien La Dépêche de l’Aube au CA duquel il participait.

Dans son numéro du 14 avril 1923, le journal l’Aube Nouvelle, organe de la SFIO reconstituée, annonçait l’exclusion du PC d’Émile Clévy et de Louis Croisé. Le 19 avril la section troyenne de la SFIO, en présence de Paul Faure, votait à l’unanimité leur admission au Parti.. Clévy se définissait comme n’ayant « jamais été dans sa vie militante un extrémiste de droite ou de gauche... je suis et reste un marxiste malgré tout et malgré tous... un élu ouvrier qui a pour tâche de défendre la classe ouvrière ».
En 1925, Clévy dirigea, allié aux radicaux, la liste du Cartel des gauches qui fut élue au second tour. Mais Clévy n’avait personnellement obtenu que 5 134 voix soit le plus faible score de la liste. Il fut néanmoins réélu maire de Troyes.

il lui arriva de se retrouver quelque temps aux côtés du PC dans l’action commune, ainsi contre les Jeunesses patriotes de Taittinger en mai 1926.
Mais son influence baissait : aux élections municipales de 1929 sa liste n’obtint que 3 107 à 3 300 voix, lui-même étant le dernier. Entre les deux tours les radicaux l’abandonnèrent pour s’allier à la droite.


En février 1934, il participa aux manifestations antifascistes et retrouva Plard dans un comité d’action contre le fascisme qui organisa un meeting le 8 février.

Il était alors membre réélu aux divers congrès de la CE du Parti socialiste. Mais aux élections municipales de 1935, il ne fut pas candidat sur la liste de Plard bien que son parti y figurât. Dans un communiqué paru le 11 mai le PS lui reprocha d’agir « contrairement à l’intérêt du Parti, contrairement aux possibilités d’unité du prolétariat ».

Il fut encore candidat socialiste aux cantonales d’octobre 1937, où il obtint 1 481 voix mais fut battu au second tour par Armbruster, et aux sénatoriales d’octobre 1938.

É. Clévy mourut pendant la guerre le 14 avril 1940.


: É. Clévy a collaboré au Socialiste, premier et éphémère organe troyen du POF, à La Défense des Travailleurs qui prit la relève et dont il fut un moment le rédacteur en chef. En 1920, il collabora à La Dépêche de l’Aube.


Extraits de :http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article106064
, notice CLÉVY Émile, Charles , version mise en ligne le 4 novembre 2010 

voir post Villa Jules Guesdes.

mercredi 5 novembre 2014

Pierre JOIGNEAUX 1815-1892 député, sénateur, journaliste, républicain


Monument Pierre JOIGNEAUX 1815-1892
 par Mathurin MOREAU
 Beaune

année
1898
auteur(s)
personnalité(s)
Mazeau (commanditaire)
historique
En 1893 est créé à Paris un comité central pour l'érection du monument Pierre Joigneaux, sous la présidence de M. Mazeau, sénateur de la Côte d'Or ; c'est lui qui choisit l'artiste et recueillit la majorité des souscriptions. En 1893, la maquette du groupe sculpté est réalisée par Mathurin Moreau, sculpteur né à Dijon et exerçant à Paris. En 1896, l'oeuvre est en cours d'achèvement dans l'atelier du praticien Henri Godet ; en 1897, elle est exposée au Salon des Beaux-Arts à Paris. Le piédestal est édifié en 1898 par E. Louvain et Cie, maîtres carriers et entrepreneurs à Comblanchien d'après le devis dressé le 24 juin 1898 par M. Deschamps, architecte de la ville de Beaune. Le monument fut inauguré le 11 septembre 1898. Inscriptions portées sur le piédestal : A / PIERRE JOIGNEAUX / 23 Xbre 1815-26 JANVIER 1892 (face) , REPRESENTANT DU PEUPLE / MEMBRE DE L'ASSEMBLEE NATIONALE / DEPUTE / SENATEUR / DE LA COTE D'OR (à gauche) , PUBLICISTE ET AGRONOME (à droite) , SOUSCRIPTION PUBLIQUE/1898 / MATH.-MOREAU / 1898 (face postérieure).
description
Groupe composé d'une colonne supportant le buste de Pierre Joigneaux ; à gauche, une jeune femme personnifiant la Côte d'Or et tenant une palme se tourne vers le buste, à droite, un ange inscrit le nom de Pierre Joigneaux sur une tablette ; il est encadré d'un cep de vigne, d'une gerbe de blé et d'une charrue.
 
Pierre JOIGNEAUX, ami des républicains troyens et aubois, Julien Joseph JACQUIN, Claude Joseph HABERT, Napoléon Ambroise COTTET, Charles Casimir NOEL dit PISTOUF participa à de nombreuses réuions politiques à Troyes à partir de l'année 1848. Dans son journal "La Gazette du village" il évoquera l'action de Charles NOEL dit PISTOUF dans les années 1850 et il publiera son éloge après son décès à Saint Mards en Othe en 1890. 






lundi 3 novembre 2014

Claude Alexandre GUERIN chansonnier, Troyes 1824- Paris 1888



Alexandre GUERIN, né à Troyes le 21 février 1824, dans une famille d'ouvriers bonnetiers, poète, chansonnier, journaliste, décédé à Paris 4ème le 26 août 1888.
Il exerce le métier de caissier de commerce à Paris et se produit dans les goguettes de Ménilmontant : "Aux amis de la vigne" et "La Ménagerie".Admirateur d'Hégésippe MOREAU, il publie plusieurs recueils de poèmes et de chansons. Républicain dès 1848, avec une religiosité issue d'une vision du Christ humanitaire.
Il dédie en 1853, l'un de ses poèmes "Huit jours a la campagne" à l'industriel-inventeur, leader de l'opposition républicaine à Troyes, Julien Joseph JACQUIN.
En 1856, il est caissier dans la maison PEYSSON et Veuve JACQUIN, fabricants de dragées à Paris et écrit une chanson "La bonbonnerie" dans laquelle il décrit  ses patrons et ses collègues
Il collabore  à plusieurs journaux littéraires et humoristiques.
Louis Morin publie sa biographie en 1916 dans les Mémoires de la Société Académique de l'Aube.
Plus récemment, il est cité dans un ouvrage

Les Bohèmes, 1840-1870: Ecrivains - Journalistes - Artistes

de Jean-Didier WAGNEUR et Françoise CESTOR et dans une étude sur les lecteurs de George Sand.