jeudi 5 octobre 2017

Le passeport pour Alger de la couturière troyenne Joséphine Mailly en 1832


  En 1832, la demoiselle Marie Joséphine Mailly, née à Troyes le 12 octobre 1804 sollicite un passeport pour se rendre à Alger où elle souhaite exercer son métier de couturière. Sa demande est appuyée parle maire de Troyes M. Payn qui écrit une lettre très élogieuse  au préfet.

Joséphine Mailly, fille d'un  marchand fabricant de drap, René Philibert Mailly et de Marie Anne Autrant,  est une couturière réputée sur la place de Troyes. Agée de 27 ans, elle dispose d'un capital accumulé au cours de son activité professionnelle qui lui permet de financer son voyage et son installation à Alger. Elle mesure 4 pieds 10 pouces,, ses cheveux et sourcils sont châtains, comme ses yeux. Ses nez et bouche sont moyens, son visages et son menton sont ronds et son teint est pâle.

Le passeport lui est accordé et l'on apprend par l'état-civil d'Alger qu'elle épouse le 9 novembre 1835 un employé à la comptabilité de l'intendance civile d'Alger  Jean Joseph Garreau  qui déclare sur l'honneur que c'est par erreur que son acte de naissance enregistré  le 20 ventose an XII à Marennes en Charente Inférieure  ne mentionne pas son nom réel Garreau de Loubresse. Il y est designé comme fils de l'avoué Armand Garreau et de dame Elisabeth Lozeau, petit-fils d'un ingénieur Jean Baptiste Garreau. Le couple Garreau Mailly a plusieurs enfants. Deux garçons  décédent peu de temps après leur naissance en 1836 et 1838. Une fille Marie Amélie Eglé en 1839 deux garçons Alexandre Paul Armand en 1840, Louis Armand en 1842.

Marie Joséphine Mailly  décède  à Alger en 1858.  Son mari devenu huissier contracte un second mariage en 1861 avec une espagnole Magadalena Gonalon, originaire de l'ile Minorque et il décède en 1877.
Leur fils Alexandre Paul Armand fonde une famille en Algérie après son mariage en 1878 à Alger avec Marie Françoise Delahays. Louis Armand, médecin, épouse en 1866 Marie Alexis, fille de l'architece  François-Joseph Granger...
Plusieurs descendants de Marie Joséphine Mailly feront carrière en Algérie sous le nom Garreau de Loubresse. L'un d'entre eux sera décoré de la Légion d'Honneur.


Les deux documents reproduits ci-dessus proviennent des Archives départementales de l'Aube.

samedi 23 septembre 2017

Madame L.R. Lamotte d'après Rodolphe Lucien Desdunes

Rodolphe Lucien Desdunes 1849-1928 a publié en 1911 dans son ouvrage "Nos hommes et notre histoire" une courte biographie de Madame L.R. Lamotte 1848-1907 une créole libre née et décédée à la Nouvelle-Orléans.
Cette femme remarquable n'est autre que la brève épouse d'un commerçant troyen, marchand de chemises à la fin des années 1860 François Hippolyte Rouilliot, né à Brienne la Vieille.
Elle s'appelait Louisa Rouilliot-Lamotte et était la fille d'un architecte André Lamotte et de sa femme Emilie Dupuis.
Voici ci-dessous cette mini biographie.



Mme L. R. LAMOTTE


La population créole réclame comme une de ses gloires littéraires Mme Louisa Lamotte.
Cette femme, si bien connue par son érudition, par les grands services qu'elle a rendus à la cause de l'éducation et, notamment, par sa position comme directrice du Collège de Jeunes Filles d'Abbeville, France, a reçu les Palmes Académiques, quelques années avant sa mort.
Mme Lamotte s'est constamment distinguée dans sa longue carrière de quarante années passées dans l'enseignement, à Paris et ailleurs.
Le fait qu'elle a été décorée par des sociétés savantes de l'Europe est un titre puissant à la considération toute particulière que nous accordons à sa mémoire.
Dans son cas au moins, on constate que les têtes dirigeantes de la France n'ont pas été les seules à reconnaître ses mérites.
L'Abeille de la Nouvelle-Orléans, à laquelle Mme Lamotte a collaboré, n'a pas manqué d'exprimer ses profonds regrets, lorsque la mort est venue la frapper, en 1907.
Voici les réflexions de ce journal :
MEMENTO
"Nous apprenons, non sans en être profondément attristé, la mort d'une femme que nous tenions en la plus respectueuse estime, d'une femme qui, longtemps, nous honora de sa collaboration et qui, depuis de longs mois, était retenue captive chez elle par une santé chancelante, Madame Louisa Lamotte.
"Nous ne connaissons pas les circonstances qui ont entouré la mort de l'excellente femme ; mais nous avons l'assurance qu'elle n'aura éprouvé aucune terreur à l'approche de la mort, tant était tranquille et sereine toujours sa conscience.
"Madame Lamotte est née à la Nouvelle-Orléans, mais elle avait été élevée en France, où la plus grande partie de son existence s'était écoulée. Elle avait été appelée à la Nouvelle-Orléans par ses intérêts, et c'est en y consacrant tous ses soins qu'elle a succombé à l'épuisement de ses forces.
"Madame Lamotte avait eu à Paris la direction d'une maison d'éducation de jeunes filles, et avait fondé dans la grande Capitale une Revue qu'elle rédigeait avec talent.
"Le Gouvernement reconnut son mérite, et la décora des Palmes Académiques.
"Jamais, dans ses causeries toujours intéressantes, ne faisait-elle étalage de son savoir de son érudition, trop humble, trop modeste était-elle pour cela : jamais non plus, n'y manquait-elle de bienveillance.
"Son très ardent désir était de retourner en France, d'y aller reprendre ses relations trop longtemps interrompues, de se rapprocher enfin du seul être cher qui lui restât, une fille.

Elle est morte en plein rêve ; et bien doux aura été son réveil dans le Grand Au-delà, si le juste y reçoit sa récompense."

 Un long et patient travail dans diverses archives en France et aux Etats-Unis devrait permettre d'étoffer la biographie de cette femme pionnière de l'enseignement des jeunes filles en France qui a également donné des cours gratuits à Paris pendant la Commune aux Batignolles dans le17ème arrondissement. ainsi qu'en témoignent des affiches signées par le maire Benoit Malon.

Voir Maison Hippolyte Rouilliot à Troyes

Poème de Rodolphe Lucien Desdunes

To the French High Commission

 (Hommage de la population de couleur.)

Messieurs:
Héros, Vous qui Venez de la France lointaine,
Vous, défenseurs du droit et de la liberté;
Des humbles descendants de la race Africaine,
Veuillez bien accueillir l'hommage mérité.
Nous, aussi, nous voulons témoigner a la France,
Au nom de l'avenir, du présent, du passe,
Nos sincères souhaits, notre reconnaissance,
Tel que, de tous les temps, notre âme la pense.
Nous avons admiré l'illustre Lafayette,
Le Divin Lamartine et le sublime Hugo,
De nos Dumas, la France est seule qui S'inquiète,
Qui, par amour du bien, sait consacrer le beau.

Rodolphe Desdunes


lundi 18 septembre 2017

Préparation du déplacement du monument des Enfants de l'Aube



  En 2009, ce monument dédié aux Enfants de l'Aube avait fait l'objet d'une restauration.



 Cliquer sur le  lien ci-dessus


Cette fois, il va être déplacé d'une dizaine de mètres dans le cadre de l'aménagement du quartier de la gare de Troyes.

samedi 16 septembre 2017

Découverte de vertèbres dans les carrières de Creney en 1838

Géologie découverte de vertèbres dans les carrières de Creney.

M. Cottet, directeur du musée de Troyes, dont le zèle pour la science est si honorablement connu, nous a adressé la lettre suivante qui nous fait part d’une découverte géologique très intéressante :

Troyes, le 6 août 1838

« On vient de découvrir dans la carrière de craie du village de Creney à une lieue de Troyes, à la profondeur de 35 pieds, des ossements d’un grand animal de la famille des sauriens (lézards). Ces os ont malheureusement été altérés par leur long séjour dans la craie ; quelques-uns cependant sont encore déterminables, ce sont entre autres des vertèbres et une portion de phalange. La grandeur de ces parties et des fragments d’os plats qui les accompagnaient, font juger que l’animal auquel ces os ont appartenu, n’avait pas moins de 20 pieds de longueur. Les mieux conservés de ces os ont été recueillis et déposés au musée par M. Cottet.
C’est le premier exemple d’os de vertèbres trouvés dans la craie des environs de Troyes, où l’on n’avait rencontré jusqu’ici que quelques coquilles et des dents d’une espèce de requin.
J’ai l’honneur, etc.
COTTET. « 

Publication du Propagateur de l’Aube et de la Champagne, édition du mercredi 8 août 1838

Carrière de Creney
Gravure sur cuivre Dufourny de Villiers Médiathèque de Troyes



dimanche 6 août 2017

Coopérative laitière troyenne - lait homogénéisé stérilisé.


  Vu au dépôt-vente "Les Quatre sous" de Brienne le Château.
Pour en savoir plus sur cette coopérative troyenne vous pouvez consulter les blogs de Mr Jacques Fournier ( fouinos, l'oeil américain)

samedi 29 juillet 2017

Eugène Réveillaud, rédacteur en chef de l'Avenir républicain Troyes

Eugène Réveillaud, rédacteur en chef de l'Avenir républicain de Troyes, journaliste, homme de lettres, député puis sénateur de la Charente Maritime.
Michel Eugène Ludovic Réveillaud, né en 1851 à Saint Coutand le Grans, décédé en 1935 à Versailles.
Journaliste, il a été rédacteur en chef de l'Avenir républicain au début des années 1870 et notamment pendant le procès du Cercle populaire de Stanislas Baltet en 1873.
Son séjour à Troyes a été marqué par un drame familial, le 12 juin 1874 sa jeune femme Catherine Jaudin a donné le jour à un fils Michel Eugène. La déclaration de naissance a été faite en compagnie de Théodore Marie Anatole Huot, journaliste de 31 ans et de Alexandre Colson comtable de 45 ans et l'un des dirigeants de l'Avenir républicain.
Ce premier fils décèdera 19 jours plus tard.

Le 8 janvier 1875, la loge maçonnique L'Union fraternelle du Grand Orient initiera Eugène Réveillaud. Il quittera Troyes  quelques mois après et démissionnera de cette loge troyenne  le 28 juillet 1875.
Il s'installera à Reims où il poursuivra sa carrière de journaliste et où sa femme donnera naissance à son deuxième fils Jean Réveillaud le 9 mars 1876.

jeudi 20 juillet 2017

Portrait de Auguste Devaucelle, né Petit 1818 Dienville - 1876 Paris



  Portrait dédicacé à son ami et collègue de l'Union des poètes Eutrope Lambert.
Collection particulière

Auguste Devaucelle 1818-1876
voir ses biographies dans "Les hommes célèbres du département de l'Aube" par Emile Socard 1882
la Revue de Champagne et de la Brie 1886 par l l'abbé Etienne Georges 1886 
et le Dictionnaire des célébrités auboises Maison du Boulanger 2016

samedi 15 juillet 2017

Troyes dans le Livre d'honneur des élèves de l'Université




  En 1837 et 1839 Adrien Jarry de Mancy, professeur d'histoire,  a publié deux ouvrages, des "annuaires d'émulation" des Livres d'honneur des élèves de l'Université répertoriant les résultats scolaires des élèves les plus brillants ayant obtenu des prix d'honneur ou des accessits.
Le collège de Troyes y apparait pour ses classes et son école primaire supérieure.
On y retrouve des noms de familles connues  Buxtorf, Deheurles, Vacherat...
Par exemple pour l'école primaire supérieure de Troyes en 1837, apparaissent :
Charles Gadan, fils de Jean-François Gadan, journaliste, érudit, républicain transporté en Algérie par Napoléon III en 1852
Auguste Millard, fils du futur député de 1848 Jean Millard, qui sera docteur en médecine et bienfaiteur de la commune de Troyes;
Alexandre Rouilliot, né à Brienne la vieille dont il deviendra le garde-port et le maire...

mardi 4 juillet 2017

Larry Eifert, peintre américain, descendant de Napoléon-Ambroise Cottet

Larry Eifert, artiste peintre américain, vivant près de Seattle dans l'état de Washington aux Etats-Unis se plait à évoquer ses racines françaises et plus particulièrement troyennes.

Artist’s Statement: “Both of my parents worked in a large natural history institution, the Illinois State Museum where mom was the author of 20 books and dad was Education Curator. There are memorial collections to their work in Illinois, as well as more distant creative relatives in Troyes, France. My family made it clear from the start that the skilled use with a pencil, a passion for the pristine and some keen observations were a family requirement.”

Larry Eifert est un descendant directe  de l'icarien troyen Jules Léon Cottet, fils de Napoléon-Ambroise Cottet, qui quitta la France en 1854 pour rejoindre la colonie icarienne de Nauvoo dans l'Illinois. La vie de Jules Léon Cottet a été évoquée succinctement dans le livre "Lettres à mon fils" correspondance de N-A Cottet avec son fils, publié en 2013 et dans une étude présentée devant la Société académique de l'Aube en 2016 " Que reste-t-il des icariens troyens ?"

  Larry Eifert 2016

Une brève présentation de l'oeuvre de Larry Eifert est proposée par la Gallery  de Seattle sur son site:

Sa compagne Nancy Cherry Eifert est une photographe renommée.



vendredi 23 juin 2017

Don Angelico Surchamp et la musique


Au cours d'une rencontre avec les Passeurs de Fresque pendant les Journées du Patrimoine dans la chapelle du Lycée Marie de Champagne à Troyes, Don Angelico Surchamp s'exprime sur ses rapports avec la musique.
Quelques paroles d'un personnage très lumineux.


mardi 20 juin 2017

De l'impossibilité du mouvement perpétuel par N. Cottet 1862





 Dans une brochure imprimée par la maison Bouquot-Dufour Napoléon-Ambroise Cottet s'adressait à  ses amis ouvriers troyens pour les mettre en garde contre l'ignorancee propagée par des charlatans sur la possibilité du mouvement perpétuel.
Et en libre-penseur, il terminait son opuscule par cette conclusion :
"Ne cherchez pas le Mouvement perpétuel, c'est le secret de Dieu.
Il s'en est réservé le privilège exclusif".


La Médiathèque du Grand Troyes a mis en ligne sur son site informatique l'intégralié de ce document numérisé.

mercredi 24 mai 2017

Pont de la Tour, réaménagement, mai 2017




  Après les travaux entrepris en 2015 de renforcement du pont de la Tour, un réaménagement vient de débuter en mai 2017 pour retrouver le caractère de ce lieu.

mercredi 26 avril 2017

Discours de Gabriel-Isidore Grisier au banquet réformiste de Château Rouge juillet 1847



 Le journal "Les débats littéraires et politiques" publiait le 13 juillet 1847 une version plus complète de l'intervention remarquée du républicain aubois Gabriel-Isidore Griser pendant le banquet réformiste du 9 juillet 1847.

mardi 25 avril 2017

Buste de François-Joseph Audiffred 1807-1892 par Alfred Boucher

  Musée Camille Claudel - Nogent sur Seine

François-Joseph Audiffred par Alfred Boucher


François Joseph Audiffred voit le jour à Troyes le 24 janvier en 1807
Décédé à Paris le 18 février 1892
Avocat
Adjoint au maire du IVe arrondissement
Juge au Tribunal de Commerce de la Seine
Vice-président de la « Paternelle »
Président de la Société académique de l’Aube.
Philanthrope





lundi 24 avril 2017

Quelques oeuvres de Paul Dubois au musée Camille Claudel

 Buste de Paul Dubois par Vincenzo Gemito

Statue équestre de Jeanne d'Arc


Paul Dubois naît le 18 juillet 1829 à Nogent-sur-Seine dans un milieu bourgeois : son père est notaire et maire de la ville.

Paul Dubois est pensionnaire au Lycée Louis le Grand, à Paris, et prépare l'Ecole Polytechnique. Mais il doit arrêter cette préparation pour raisons de santé. Il entreprend alors des études de droit, mais inspiré par son grand-oncle Jean-Baptiste Pigalle (1714-1785), il est de plus en plus attiré par la sculpture et la peinture

Après avoir étudié à l'École nationale des beaux-arts, Paul Dubois part pour Rome où il copie les antiques et se lie d'amitié avec d'autres sculpteurs, Henri Chapu (1833-1891), Alexandre Falguière (1831-1900) et des musiciens comme Georges Bizet (1838-1875).

En 1860, Paul Dubois envoie ses premières œuvres qu'il expose au Salon de Paris. Trois ans plus tard, il obtient une médaille pour "Saint Jean Baptiste enfant" et "Narcisse au bain". En 1863, il épouse Henriette Pelletier qui lui donnera 2 enfants. En 1865 et 1876, il obtint une médaille d'honneur au Salon des Beaux-Arts.

Peu à peu, Paul Dubois devient un artiste reconnu et les commandes arrivent : "La Vierge et l'enfant Jésus" et le célèbre "Chanteur Florentin". De 1874 à 1878, il est conservateur du Musée du Luxembourg et, en 1878, directeur de l'Ecole Nationale des beaux Arts. Considéré comme l'un des membres du groupe des "néo-florentins", il reçoit de nombreuses commandes dont "Pasteur" par le mécène Jacobsen et la statue équestre de "Jeanne d'Arc" en 1895.

Il décède en 1905 d'une pneumonie, 5 ans après sa femme.

Quelques œuvres :
- Saint Jean Baptiste enfant (plâtre au Musée des Beaux-arts de Troyes, bronze au Musée d’Orsay, Paris, Salon de 1863),
- Narcisse au bain (Marbre, Palais du Louvre, Paris, Salon de 1863),
- Le Chanteur florentin (bronze, Musée d'Angoulême, Musée d’Orsay, Paris, 1865),
- La Vierge et l'enfant Jésus (Eglise de la Sainte-Trinité, Paris, Salon de 1867),
- Le Chant (façade de l'Opéra Garnier, Paris, 1869),
- Eve naissante (bronze, Petit Palais, Paris, 1873),
- Le peintre Henner (Bronze, Ecole Nationale Supérieure des Beaux-arts, Paris, Salon de 1875),
- La Charité (1876),
- La Foi (1877),
- Tombeau du général de La Moricière (cathédrale de Nantes, 1878),
- La Méditation (1878),
- Mlle Henriette Germain (Musée Paul Dubois-Alfred Boucher, Nogent sur Seine, Aube, Salon de 1879),
- Alexandre Cabanel (buste, Musée Paul Dubois-Alfred Boucher, Nogent sur Seine, Aube, 1882),
- Statue équestre du connétable Anne de Montmorency (entrée du château de Chantilly, Oise, 1886),
- Charles Gounod (Salon de 1886),
- Louis Pasteur (buste, Musée Paul Dubois-Alfred Boucher, Nogent sur Seine, Aube, 1888),
- Statue équestre de Jeanne d'Arc (place Saint-Augustin, Paris, 1896),
- Monument à Frédéric Chopin (bronze et pierre, Jardin du Luxembourg, Paris, 1900),
- La Douleur (Tombeau du père de Paul Dubois, Cimetière de Nogent-sur-Seine).
biographie extraite du site de Nella Buscot

http://www.nella-buscot.com/sculpteurs.php?idsculpteur=scu0020&lng=3

voir aussi un post de 2012

vendredi 21 avril 2017

Général Saussier Félix-Gustave, Troyes 1828, Luzarches 1905




 Portraits du général Félix-Gustave Saussier, né à Troyes le 16 janvier 1828, décédé le 18 décembre 1905 à Luzarches. Inhumé le 23 décembre 1905 à Troyes.
Elève du lycée de Troyes où il avait pour ami  Henry,l'un des fils de l'inventeur Julien Joseph Jacquin. Il entra à l'école militaire de Saint Cyr en décembre 1848 et fit une brillante carrière militaire ( retracée dans le Dictionnaire des célébrités auboises, publié en 2016).
Elu député de l'Aube en novembre 1873, il participa à la consolidation de la Troisième république et ultérieurement s'opposa au général Boulanger.
Il avait deux frères, Victor Saussier, agriculteur à Viapres le petit et Louis Saussier, industriel sur Troyes, vénérable de la loge L'Union fraternelle qui s'opposa à Napoléon III lorsqu'il imposa son candidat à la tête du Grand Orient de France. Sa soeur Elise Saussier était l'épouse de Gabriel-Isidore Grisier, ami également de la famille Jacquin.
La famille Grisier-Saussier acheta en 1852 un manoir à Bures sur Yvette, le Château de la Vierge, dans lequel le général Saussier avait sa propre chambre, que l'on peut encore voir, appelée "la chambre du général".